1. Il n'y a pas de problème démographique
au niveau des P.I.B. puisque les P.I.B./habitant augmentent quelque soit le
rapport actifs / inactifs. Il n'y a problème que si on limite l'assiette
des cotisations aux salaires car la part de la masse salariale dans les P.I.B.
( = somme valeurs ajoutées ) ne cesse de se dégrader. A ce titre,
l'évolution du chômage en nombre est trompeuse : c'est celle
de la masse salariale dans les P.I.B. qu'il faut suivre. Il faut dire clairement
la nécessité d'élargir l'assiette des cotisations à
la valeur ajoutée. Si on ne le fait pas on est condamné à
faire dépendre progressivement les retraites des revenus du capital,
c'est à dire de l'économie financière ( et non physique
) irrationnelle. Cela par le biais de la capitalisation apatride, prédatrice
des revenus du travail, de la répartition
Qu'on l'appelle "
fonds de pension " ou
" épargne retraite ", "
fonds d'épargne salariale ", ces derniers termes étant
simplement des atours destinés à dissimuler la fée carabosse.
Il est à craindre que certains s'y laissent prendre -y compris les
syndicats- au nom de la baisse des charges/salaires par ex, prétendue
favoriser " l'emploi "
2. Il n'est pas admissible que les retraités surtout ceux des régimes
complémentaires privés comme ARRCO et AGIRC, ne soient pas représentés
en tant que tels dans les institutions traitant de leurs revenus :
2.1 Pour les syndicats le " fonds de commerce ", ce sont d'abord
les actifs et le salariat, les retraités sont seconds :
Il n'y a qu'à voir ce qu'ils ont signé avec " l'accord
du 9/2/1994 " de l'AGIRC :
Art. 1 : freinage de l'évolution de la valeur du point < prix.
Art. 5 : financement des fonds chômeurs par les retraités.
Art. : 10 : gel des cotisations employeurs à 16 % en 2003.
Art. 12 : Priorité à la réduction des dépenses
(donc retraites) pour équilibrer dans le futur
Belle épée
de Damoclès.
2.2 Ils ne défendent que la fonction publique en la matière
car là, ils s'appuient sur une masse qui permet de puiser sans vergogne
sur l'impôt ! A ce titre les projections du rapport Charpin sont éloquentes
:
Evolution des pensions moyennes 2000-2040
Fonction publique : + 85 %
ARRCO : + 12 %
La formule " harmoniser par le haut " est une formule creuse si
elle n'est pas accompagnée de la liste des mesures à prendre
:
pour que les régimes complémentaires rattrapent leur retard
sur ceux de la fonction publique ou les prix (7 à 8 % depuis 1992).
Pour qu'ensuite les évolutions soient fondées sur les prix ou
les salaires ou mieux les PIB, de la même façon pour tous les
régimes.
Pour que tous les régimes soient gérés par le système
par points aux coefficients actuariels appropriés.
Pour cela il faut prévoir (Pouvoirs Publics + syndicats + institutions
+ associations de retraités ) :
Les transports nécessaires.
L'assiette Valeur Ajoutée
L'intervention du budget de l'Etat
Avec un calendrier (sur 5 ans par ex.).
Les syndicats sont-ils prêts à s'engager dans cette voie ?
et d'en faire part bien sûr.
Georges Gaudfrain