Les retraites : un sujet qui revient en pointillé dans
les informations que nous allons chercher ou que nous subissons. Un sujet
qui nous concerne tous. Mêmes ceux qui n'ont pas besoin de la Sécu
parce qu'ils ne sont jamais malades, (sûrement des gens sans dents,
sans enfants, sans parents !!!), pensent arriver à l'âge de la
retraite.
On nous
promet une catastrophe dans une ou deux dizaines d'années. Les chiffres
bruts, sans commune mesure avec ce que nous avons à inscrire sur nos
feuilles d'impôts, sont impressionnants, mais ce ne sont que des chiffres
qui, sans analyse, sans rapprochement avec les chiffres qui sont en relation
avec eux, n'ont pas de sens. Juste des épouvantails. Comme le trou
de la Sécu.
Pour remédier à la prédite catastrophe, des fonds de
pension, des retraites par capitalisation, des trucs qui me font penser à
des bas de laine. Des bas de laine un peu sophistiqués, mais des bas
de laine tout de même. Tous ces gens qui s'occupent de nos retraites,
c'est pour notre bien. C'est-à-dire, vous l'aviez compris, pour leur
bien, et même pour leurs biens. Axa n'a pas de propositions là-dessus
? Plus sérieusement, l'idée de changer un système où
les actifs d'un temps donné payent pour les retraités du même
temps, contre un système où chacun accumule, emmagasine quand
les temps lui sont cléments, pour sa propre retraite, est bien dans
l'air du temps. Chacun sa merde. Une société qui propose des
solutions individuelles aux problèmes collectifs. Parce que même
organisé collectivement le système des fonds de pension ou de
capitalisation sont des systèmes individuels, où chacun aura
en fonction de ce qu'il a pu mettre de côté.
Solutions individuelles à des problèmes de sociétés.
Bien sûr cela fait penser au chômage, il manque plusieurs millions
d'emplois dans ce pays, mais chaque personne qui est au chômage est
en échec personnel, et n'aura de solution qu'individuelle. On peut
discourir sur le système éducatif, il est indispensable qu'une
société adapte son système éducatif à ses
besoins, cela ne créera pas des millions d'emplois pour autant. Mais
les propos du style : "si vous êtes au chômage, c'est par
ce que vous n'avez pas la bonne formation", enfoncent le clou, le mauvais
clou, je veux dire. Il n'est pas facile pour un individu de résister
à la dégradation des liens sociaux qui résulte de tout
cela, bien sûr on peut casser sa télé, mais ça
ne suffit pas. C'est le printemps. Sortons de chez nous pour voir où
en sont les autres.