Depuis les années 70, la conception du terme vieillesse
évolue dans une considération de type objectale : objet médical,
objet de techniques de l'ingénierie sociale
. Or ceci tend plus
à répondre aux "problèmes " que posent le système
mis en place pour en assurer ses critères de gestion et d'ordre pour
déterminer un groupe social, que dans la tentative d'écoute
des choix différents de vie des sujets (c'est ce qui se déroule
actuellement aujourd'hui en parlant du " jeune ").
Aujourd'hui,
et pour "innover ", se pose alors pour tous le problème de
l'intervention des critères économiques dans ce système.
Celui-ci veut nous assurer que la seule réponse possible, toujours
face aux problèmes qu'il se pose en tant que gestionnaire, projectif
et psychotique (prédictionnisme et alarmisme sont de rigueur au détriment
des débats), est l'appel aux structures privées, pour se dégager
des contraintes qu'il s'est imposé.
Hors, cet appel, s'il est entendu et accepté, nous exposera à
un déplacement de notre lien avec la réalité, qui fait
que nous dépendons les uns des autres, et non de l'objet économique
immatériel et sans doute non récupérable de ce que l'on
nomme les fonds de pension : une cotisation privée capitalisée
et redistribuée plus tard, à qui, par qui, comment, et pourquoi
?
La réalité de la vie américaine qui fait que de plus
en plus de reversements de fonds de pension arrivent à terme, pousse
les assureurs à se tourner vers de nouveaux marchés, notamment
l'Europe. Hors, la situation en Europe si elle n'est pas prise en main par
des décisions politiques allant dans un sens égalitaire, fera
que ces " investissements " européens fondront comme neige
au soleil, dans les hauts fourneaux boursiers américains. Ce qui nous
promet (on peut s'interroger) des systèmes d'assurance prohibitifs,
et non conformes aux possibilités de cotisation réelle pour
la plupart des salariés (et que penser des périodes de chômage
et de formation de plus en plus fréquentes, polymorphies
actuellement
non reconnues par un système dit de " solidarité "
?).
Aujourd'hui, les choix politiques doivent se faire dans la prise en compte
de ce qu'est la réalité de la retraite par répartition,
pour y définir une éthique de la vieillesse, prendre en compte
la nécessaire redéfinition du travail, et par-là, celle
du salaire ; tout en s'assurant de ne pas se faire leurrer par les solutions
de facilité d'épargnes, de rentes ou de capitalisations hasardeuses
(bénéfiques, mais pour qui ?, et seulement à court terme).
L'illustration apposée au long de ces pages tend à correspondre
avec ces interrogations, en prenant le parti pris d'user de l'iconologie publicitaire,
usurpatrice de sens, manipulatrice d'images, simulatrice : dans ce rêve
mégalo - économique, quelles seraient mes chances de partir
en
. ?