A chaque rentrée scolaire, nous voyons défiler dans nos rues des jeunes, vêtus de sacs poubelle, vendant des bonbons, se baignant dans les fontaines en beuglant avec cur de vieilles chansons d'une débilité profonde. On appelle ça le bizutage, et on trouve ça normal.
Qu'est-ce que le bizutage ?
C'est en fait un rite d'initiation, où le débutant fait la preuve de son aptitude à s'intégrer au groupe. Quelques sociologues ont étudié la question et se sont penchés sur les Gadz'arts, de futurs ingénieurs à la production.
Qu'est-il transmis à ces étudiants de 1ère année : les Gadz'arts ?
Tout simplement une soumission à un ordre quelconque, une soumission aux étudiants plus anciens, ceux qui en savent le plus, soumission au savoir.
Qu'est-ce qu'engendre notre mode actuel de production : le taylorisme (ou néotaylorisme) ?
Tout d'abord une obéissance aux consignes données et ensuite une confiance absolue à l'organisation, car elle pense, elle connaît, elle détient le savoir.
Quelle conclusion ?
Le bizutage chez les Gadz'arts permet aux futurs ingénieurs d'intérioriser un monde de relations fondées sur des valeurs liées au taylorisme.
Vous voulez que le bizutage cesse ? Attaquez-vous au taylorisme.
Martin Debisschop