Posons-nous quelques questions de plus sur nous-mêmes et nos semblables. Comment se fait-il que l'homme, pourtant à l'image de dieu (ce n'est pas de moi !), entretienne autant de misère dans ses sociétés ? Les religions nous auraient-elles menti ? Ou auraient-elles plutôt contribué à faire accepter la misère comme un fléau naturel, ou pire encore, comme une punition divine indispensable à la Rédemption des pauvres âmes (ou âmes pauvres : ça marche dans les deux sens).
Autant d'ingéniosité me fascine. Avec ce simplissime concept et très peu de temps, nos sociétés se sont érigées sur la sueur des uns, pour le bonheur des autres, se qualifiant elles-mêmes de sociétés judéo-chrétiennes. Avec une éducation judéo-chrétienne, les jeunes européens entrent dans le grand cirque social confiants et pleins de respect des anciens, de l'amour du prochain et, en dernier recours, assurés de la charité chrétienne.
Certains
remplaceraient " jeunes européens " par " bétail
" ou " cobayes ", enfin quelque chose qui ne comprend rien
mais qui va rapporter beaucoup ! Très peu survivront dignement. Et,
d'années en années, l'habitude aidant, ils s'engraisseront
eux aussi sur des plus jeunes ou plus naïfs qu'eux. Parce qu'ils auront
compris que la misère n'est pas une chose naturelle, mais qu'elle
est indispensable à accroître leur pouvoir ! La richesse n'est
rien non plus, mes pâtes aussi sont riches.
Comme des gosses qui découvrent leur bite, les riches mesurent leur fortune pour savoir lequel a la plus grosse ! Le gagnant est admiré, vénéré comme un demi-dieu, tandis que le perdant s'en retourne, la fortune entre les jambes, presser du pauvre (plus communément appelé Smicard ou salarié) pour essayer de faire grossir la sienne (sa queue ou sa fortune, je ne sais plus !). Demandez à Chirac ou à Juppé si c'est pas vrai !!
Mais, aveuglés par la misère qui frappe à nos portes ou qui nous recouvre déjà, nous nous laissons manuvrer, tels des pantins, par des lois inhumaines qui tendent vers un seul objectif : nous priver de toute volonté propre, réprimer nos envies de révoltes, nous tenir par la peur ! Tout cela pour que notre gouvernement puisse faire étalage de sa puissance devant ses petits camarades de jeux qui ne valent pas mieux que lui ! La prise de conscience sera mondiale ou elle ne sera pas.
Tant qu'une nation sera jugée en fonction d'un bilan économique ou pire encore sur sa puissance de guerre, rien ne changera, pour le plus grand bonheur d'une minorité et pour le malheur de tous les autres bien sûr ! Quand allons-nous relever la tête et exiger ce qui nous revient de droit ? la dignité !
Quand allons-nous rappeler à nos dirigeants le sens du mot démocratie ? Rappelez-vous la dernière fois que vous avez osé revendiquer : si il n'y avait pas de CRS, c'est que personne ne vous a entendu !
Alors pensez-y. C'est bientôt le troisième millénaire !
Christophe Chapoulier