BiiIIP, BiiIIP, BiiIIP. DEBOUT ! ! ! Si c'est pour aller " au boulot ", je me tape une sinistrose du matin au soir et bonjour les relations avec les autres ! C'est pareil pour plein d'autres personnes. Par contre, je me lève volontiers pour exercer et assumer une activité " socialement utile " qui m'apporte autre chose que des sous pour vivre. Je ne suis pas le seul.
Mais dans la condition salariale actuelle, je vais me lever, ça va me faire chier, me peser et je vais bosser toute la journée pour quelque chose dont je n'ai rien à foutre si ce n'est le salaire pour vivre. Surtout si c'est pour que le produit de mon travail me soit économiquement inaccessible donc confisqué !
Dans le salariat subi, le but n'est autre que la survie. Et pour notre survie, en nous faisant croire qu'il n'y a pas d'autres moyens possibles, on nous fera tout accepter, tout banaliser : les CES, les " stages diplômants ", les emplois précaires de tous bords, et j'en passe. Je refuse cela.
Certes, cela me fout constamment les boules de savoir que demain des CES vont encore être créés, que l'annualisation du temps de travail type " de Robien " - sans remise en cause de l'organisation globale de la société - va être une arnaque finement ficelée contre les salariés intégrés dans le système actuel, que la flexibilité telle qu'elle est abordée par le patronat, les gouvernements et la pensée dominante, va être synonyme de précarité, de misère et d'exclusion croissantes ( au profit de qui ? ?).
>Mais au-delà de ça, le problème de fond - à mon sens - c'est de savoir ce que l'on veut produire, pourquoi on veut produire, avec quels moyens, quelles techniques, quelles sciences, avec quelles conséquences, etc. Quelle alternative ?
A
ce niveau, des principes simples peuvent être avancés (liste
loin d'être exhaustive) :
· la juste répartition et redistribution des richesses au niveau national et international ;
· le contrôle et la gestion démocratique - dans le sens de direct - des buts, des moyens et de l'accès au niveau de la production ;
· rendre impossible toute accumulation du capital - en priorité celle qui est déconnectée de l'activité réelle -, puisqu'elle nie de fait les besoins fondamentaux des hommes (n'est-il pas scandaleux que des mauvais chiffres du chômage réjouissent nos opérateurs-boursicoteurs zélés de la grande finance, alors qu'une reprise de l'emploi les rend inquiets et moroses ?) ;
· un progrès humain sur la base des Droits de l'Homme auquel l'économie se soumet et se met au service plutôt qu'un PIB censé mesurer hypocritement le bien-être d'une société, qu'un économisme régissant et dominant les autres sphères (celle des activités humaines et la biosphère) ;
· une flexibilité choisie et positive de l'activité dans un contexte " autogestionnaire " démocratique se traduisant par un choix et une gestion de l'activité fondés sur une organisation sociale non pyramidale au service de ce que veulent faire les gens, et ce dans le cadre établi collectivement de principes humains universels et incontournables (au total, une adaptation et un changement de nature de l'activité selon les besoins et les principes humains choisis, avec comme préalable la répartition des richesses) ;
· reconnaître et valoriser toute activité non-marchande d'utilité sociale, l'artisanat, la petite production traditionnelle, la simple vie , bref une alternative humaine, globale, génératrice de créativité sociale, décidée, voulue et contractée par l'ensemble des acteurs sociaux en interaction.
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Les organisations qui prétendent avoir la solution miracle à laquelle il faut adhérer nous ferons subir les mêmes conneries qu'aujourd'hui sous d'autres formes : c'est la pathologie latente de toute organisation pyramidale.
Réfléchissons à ce que l'on veut faire, par nous-mêmes et non par l'intermédiaire d'élites, de spécialistes, d'experts ou de délégués nous représentant, ou par toute autre domination.
Cela ne sert à rien de vouloir tout changer, d'être " révolutionnaire " si ce que l'on veut mettre n'est que le projet " fermé " d'un appareil prétendant avoir compris les choses et ce qu'il nous faut à notre place.
Mais uniquement défendre ou aménager, sans remettre en cause profondément les logiques perverses et vicieuses du système c'est-à-dire sans chercher d'alternative satisfaisante, c'est repousser pour mieux sauter.
Pour ça, je préfère rester couché !
Ted Benkoui dit le Normand