Une meute de chiens galeux se disputant une charogne : voilà à quoi me fait penser le marché du travail en Europe ; les capitalistes étant simplement les chiens qui tiennent le plus gros morceau. Dans ces conditions, parler de partage du travail, je suis désolé, mais ça me fait mourir de rire. Mais je ris jaune, car je sais que c'est la solution pour se sortir de la merde dans laquelle nous sommes, qui se trouve être une situation absurde : d'un côté des gens qui restent sur la touche et qui se partagent chômage et emplois précaires, et de l'autre des gens qui engrangent plus qu'ils ne pourront consommer dans toute une vie, des boulimiques de pognon qui s'extasient devant les zéros toujours plus nombreux de leur comptes bancaires, et qui préfèrent laisser pourrir tout ce fric plutôt que de le partager, réflexe tout à fait naturel et que l'on comprend bien. Mais le problème, c'est que pour seulement envisager un partage du travail (Ha ! Ha !), il faudra bien que ces gens-là, mais aussi des gens plus modestes et très travailleurs, lâchent le morceau et arrêtent d'aller au bureau 12 heures par jour. Et ça, je peux vous dire que ça sera pas du gâteau ! !
Juss, un CES en rogne