Bien que l'idée de certains hommes (entre autres politiques) de mettre la femme derrière sa cuisinière et devant les enfants à la maison ne semble jamais mourir, elle mérite d'être débattue plus que jamais.
Commençons par l'argent : d'après le Centre d'Information Féminin (source INSEE), le salaire de 72% des femmes actives contribue au moins à 50% aux ressources du ménage et 36% des femmes actives assurent à 100% les revenus Que penser de la réalité des femmes célibataires, dont une partie ne reçoit aucun soutien (ni moral ni financier) du père de ses enfants ? Elles apprécieraient un travail partiel, mais pas la baisse de salaire.
Poursuivons avec la réduction du temps de travail pour tous : dans notre société stressée, les femmes actives auraient plus de moments à partager avec leurs enfants. Les pères de famille auraient plus de temps pour aider leur femme et s'occuper plus d'elle et de leurs enfants. Aussi une plus grande participation à la vie sociale, culturelle et politique serait à la portée de tous. Beaucoup de femmes ne se contentent plus d'être " casées " avec un mari qui travaille (pour combien de temps ?) et des enfants qui seraient le seul sujet de conversation avec l'entourage. Les aspects liés au choix actuel du mi-temps sont un sujet de discussion à part entière. La loi de Robien donne une base légale à la réflexion des entreprises. C'est aussi notre devoir de partager le travail et de changer nos habitudes dans des conditions adaptées à la situation de chacun.
Cet article constitue la partie visible de l'iceberg. Je propose de continuer un débat à ce sujet dans chaque numéro de cette année. On pourrait s'imaginer une colonne sous la forme " Questions et réponses " ou " Pour et Contre ".
Andréa Mandoki