C'est pas les immigrés qu'il faut chasser, c'est
le chômage et la précarité, par ce slogan repris dans
de nombreuses manifestations où il fut présent depuis janvier
1998, le mouvement des chômeurs et précaires de l'agglomération
grenobloise se pose clairement face au Front National.
Au travers de ses revendications - et notamment la redistribution des richesses
par les taxations des mouvements spéculatifs - le mouvement montre
qu'il ne se situe pas du côté du milliardaire Le Pen et des notables
telles Mme Mégret qui affirme que " Des inégalité,
il y en a toujours eu. II en faut. II faut des riches pour faire travailler
les pauvres, et les ouvriers doivent respecter les patrons. "
Le mouvement
des chômeurs a donc toute sa place au sein de la coordination récemment
créée pour lutter contre la politique FN au Conseil régional
; politique qui se traduirait, entre autres saloperies, par la suppression
de la quasi totalité des lignes budgétaires consacrées
à l'insertion professionnelle.
Nous réaffirmons notre engagement à lutter contre le libéralisme
et contre l'implantation des idées au sein des institutions politiques.
Nous voulons faire entendre que d'autres choix socio-économiques sont
possibles et nécessaires pour éliminer le chômage et la
précarité. Ce sera le seul moyen de faire barrière à
la barbarie fasciste.
Nous savons que le FN ne sera au pouvoir que pour protéger les intérêts
financiers des capitalistes et il nous le prouve continuellement en attaquant
nos acquis sociaux et culturels. Citoyennes, citoyens, il nous faut réagir
face à cette situation honteuse que nous subissons en région
Rhône-Alpes.