Carte de l'ADATE
L'Europe est un patchwork (la planète tout autant) d'ethnies multiples
vivant sur des sols délimités par des puissances victorieuses
de guerres, pour leurs profits...
Pays, se dénomment les sols et les stigmates entre les pays, des frontières.
Ces réalités permettent quand même des liens entre les
habitants et avec leurs pays, si d'autres puissances ne viennent pas à
nouveau envahir. Et la raison est pourfendue...?
Le désir partagé par le plus grand nombre d'êtres humains
est de vivre dans sa maison, son quartier, sa ville, son pays sans l'exprimer
par des mots, les amis émigrés, réfugiés politiques,
vous en persuadent. Sans contredire la réalité, le voyage vers
d'autres personnes, d'autres lieux, la traversée de frontières,
d'Europe, de continents sont les souhaits de beaucoup.
Mais l'Europe, pourquoi devient-elle un slogan obligé ? L'Europe, diluée
dans la mondialité s'impose... Pourtant, dans notre vie quotidienne,
nous circulons dans une rue d'un quartier... d'une ville... pour nos luttes
de personnes en précarité, nous frappons aux portes des personnes
"responsables" (que nous essayons de mettre en face de leurs responsabilités
et de leurs rôles), ANPE, centre social, de notre ville, notre région,
notre pays ... Comme d'ailleurs agissent les habitants, les militants des
autres pays d'Europe...
Mais l'Europe diluée dans la mondialité nous est imposée
par les puissances d'argent, car cet espace leur est nécessaire pour
leurs transactions financières, pour la libre circulation de leurs
capitaux et les "responsables". Des pays européens bradent
les ressources économiques des territoires, saccagent la vie des habitants,
sous la coupe de ces puissances. Face à cette situation "in-sensée"
d'une Europe mondialisée, des marchés, une autre économie
dirigée pan une autre politique est possible pour l'Europe.
Pour l'affirmer s'unissent des européens et des habitants d'autres
pays, pour obtenir un impôt sur les Transactions financières,
dans l'association ATTAC par exemple.
Fin mai, ils se rassembleront à Cologne, face au sommet européen,
pour clamer une politique de l'emploi, contre celle actuelle du chômage,
une libre circulation entre les pays, pour toutes les personnes. Et au quotidien,
habitants de leurs communes, ils participent à la vie politique, sociale,
culturelle pour cheminer vers une démocratie locale qui redonnera à
tous les citoyens d'être acteurs de leurs cités, à l'être
humain de reconquérir ses raisons d'exister, avec les voisins proches
ou lointains, de revivifier la conscience humaine en toute laïcité.
Vivre en Europe, oui, chez soi, la porte ouverte.