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sommaire du numéro spécial Chômeurs en lutte

Stop aux abus de pouvoir du fisc et des banques.
Nous avons des droits.

Beaucoup d'entre nous se trouvent confrontés aux problèmes des saisies sur salaire ou de leur compte bancaire à la suite d'impayés fiscaux ou autres.
Quand il s'agit de saisie sur compte bancaire l'intégralité des sommes détenues sur celui-ci est bloquée, ce qui aggrave la situation puisque l'on ne peut plus assurer les dépenses vitales : loyers, alimentation, éducation…
Dans bien des cas ces saisies peuvent être illégales : il faut connaître nos droits.
Sommes insaisissables : RMI, ASS (allocation spécifique de solidarité des ASSEDIC), allocation adulte handicapé, pensions alimentaires, prestations familiales, allocation logement... La banque ne peut pas verser ces sommes à l'État, nous en disposons pour vivre.
Fractions saisissables : Les salaires et autres revenus sont saisissables par tranche, le calcul doit tenir compte de la situation familiale et doit laisser un minimum de revenus pour vivre. Ainsi, un célibataire ayant un revenu de 6500 francs pourra se voir retenu 1433,19 francs par mois. Pour une famille avec deux enfants avec un revenu de 6500 francs - hors allocations familiales - la saisie sera de 540,43 francs par mois.
De plus le système bancaire fait payer l'ensemble des actes qui se passe sur le compte de ses clients, ainsi les personnes en difficulté sont-elles doublement pénalisées car la facture s'alourdit avec les frais de chèque rejeté en cas de non-provision, les lettres recommandées, les frais de saisie bancaire, la taxation des retraits de liquide au guichet, etc.
Il ne faut surtout pas attendre pour essayer de négocier soit avec les agents du Trésor (pour un échéancier), les agents des impôts (pour des recours gracieux). Ils ont reçu consigne d'appliquer la loi (pas de saisie bancaire pour des dettes non fiscales : cantine, loyer HLM, hôpital…), et de veiller à la prise en compte des situations difficiles.
De même n'hésitez pas à contacter votre banquier, c'est aussi son métier de trouver des arrangements pour ses clients, même - et surtout aimerions nous dire - pour les " petits ".
Les syndicats CGT du Trésor, des Banques, des CCP, le syndicat des chômeurs, l'INDECOSA-CGT (association de consommateurs) entendent mener une bataille solidaire contre ces rackets et proposent de développer l'action auprès des directions départementales et régionales, des systèmes financiers et des élus pour obtenir une négociation qui aboutisse à une réelle égalité de traitement des citoyens, quel que soit leur banque ou leur département, et tendre à l'abandon de ces pratiques qui renforcent la misère et l'exclusion.
N'attendons pas seul que la situation s'envenime pour réagir : informons-nous, agissons!

Le syndicat de chômeurs CGT