Grenoble, le 10 mai 1998
Monsieur le Député Maire de Grenoble,
Monsieur le Préfet.
Vous
avez pris la décision de nous faire évacuer de la plce de Verdun
ce dimanche 10 mai 0998 à 7 heures du matin par les forces de police
qui ont dégradé une partie de notre matériel. Nous, Mouvement
des chômeurs, avions décidé de nous installer Place de
Verdun pour deux raisonss.
D'une part en date du 7 mai 1998 par lettre déposée
en préfecture, nous exigions qu'une délégation composée
d'AC, du comité de chômeurs CGT, du dal et du mouvement des chômeurs
soit reçue afin de mettre en place une table ronde relative aux questions
du logement, des expulsions , des coupures de fluides , transport, fiscalité,
taxe d'habitation et surendettement bancaire. Nous redemandions aussi la représentativité
des chômeurs dans toutes les instances qui les concernent. Nous voulions
la tenue de cette table ronde pour la fin du mois de mai. Une table demande
vous avait été déjà faite au mois de décembre
1997, Monsieur le Préfet, mais elle était restée sans
réponse. D'autre part, nous voulions par cette action signifier aux
députés, alors qu'ils sont entrain de débattre à
l'Assemblée Nationale du projet de la loi sur les exclusions, notre
détermination à voir aboutir nos revendications.Mais aujourd'hui,
Monsieur Destot, Député Socialiste, Maire de grenoble vous nous
apportez comme unique témoignage de votre volonté de dialogue
l'intervention des forces de police pour nous évacuer. Les chômeurs,
les précaires méritent-ils à vos yeux le statut de citoyen
à part entière. Nous nous permettons d'en douter!... Veuillez
recevoir, Monsieur le Député Maire et Monsieur le Préfet,
notre détermination à continuer la lutte.