Le député-maire de grenoble nous a fait
parvenir le texte de la lettre qu'il vient d'adresser aux chômeurs qui
ont été évacués par la force publique le dimanche
10 mai de la place de Verdun.
"J'ai bien recu le courrier que vous m'avez adressé
le lundi 11 mai par lequel vous me faites part de votre mécontentement
à la suite de l'évacuation des campements et cabanes effectuée
par la police nationale, le dimanche 10 mai dernier, place de Verdun, dans
le square occupé depuis une dizaine de jours par votre mouvement.
"Je veux simplement vous réaffirmer, comme
cela a été indiqué dans un communiqué adressé
par la préfecture de l'Isère à la presse dès hier,
que cette opération de démontage des installations de la place
de Verdun a été effectuée à l'initiative de la
préfecture. De plus, renseignements pris auprès de la préfecture,
cette évacuation ne concernait que les installations et ne visaient
pas les personnes, les espaces publics de Grenoble devant, comme mes services
l'ont rappelé, rester disponibles et ouverts à tous les usagers.
"Je tiens également à vous rappeler que j'ai toujours souhaité
maintenir un dialogue avec votre mouvement, qui a été accueilli
en mairie de Grenoble pendant trois semaines.
"J'ai relyé à plusieurs reprises certaines de vos demandes ( taxe d'habitation, paiement des fluides, embauches prioritaires de chômeurs de longue durée à compétence égale, pas d'expulsion sans solution alternative, accès aux transports en commun...) tant au près du gouvernement, dans le cadre de la loi contre les exclusions, que des services et SEM dépendant de la ville ( OPALE, SEM-habitat, SEG, GEG ), des organismes départementaux, de l'agglomération et du département (SMTC). Par ailleurs, la ville vous avait proposé la mise à disposition d'un local rue très cloitres, équipé et accessible pour tous, contrairement à ce qui a été dit. Des réunions de travail ont été engagées avec vous sur tous ces sujets et je souhaiterais qu'elles puissent se poursuivre."Dans le cadre de la préparation du projet de loi contre les exclusions, j'avais organisé une réunion de travail à la bourse du travail avec l'ensemble du secteur associatif et les organisations syndicales. J'ai regretté que vous n'ayiez pas pu vous associer à cette rencontre.
"Afin de renouer le dialogue entre la ville et votre mouvement et faciliter les échanges, j'ai demandé à Jean Philippe Motte, vice-président du C.C.A.S, et président de la commission solidarité, et à Bernard Pecqueur, président de la commission économique, d'être vos interlocuteurs, représentants de la municipalité. Ils ne manqueront pas de prendre contact avec vous dans les jours qui viennent, à cet effet."