http://www.les-gueux.org

sommaire du numéro spécial 1er mai 1998

1er mai 98

Depuis plus de 100 ans, le 1er mai est une journée internationale de lutte pour la justice sociale. Il y a 30 ans, c'était aussi mai 68 et ses avancées sociales importantes.
Mais, depuis 15 ans, c'est tout pour le fric de quelques-uns uns :
les boursiers, les spéculateurs en tout genre et autres grands patrons s'enrichissent toujours plus de façon vertigineuse. Pour des millions d'autres, c'est la misère et la précarité...
Dans l'Union Européenne : 18 millions de sans emplois, 50 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté.
En France : 7 millions de sans emplois et de précaires, 5,5 millions de personnes en dessous du seuil  de pauvreté. Certains nous préparent des lendemains encore pires !
Des "experts" internationaux des 29 pays les plus riches pré-parent dans le plus grand secret un traité : l'AMI (Accord Multilatéral sur l'Investissement), et d'autres le NTM (New Treaty Market entre l'Europe et les USA)
Ces traités permettraient de faire sauter tous les verrous et les législations des Etats susceptibles de contrarier les profits des investisseurs internationaux tant dans le domaine social (35 heures, droit du travail) que dans les domaines des marchés publics (libre choix d'entreprises locales), de l'environnement ou de la culture.
Pire, ces traités autoriseraient ces investisseurs à se faire indemniser par les Etats en cas d'entraves à leur recherche de profit maximum. C'est déjà le cas en Amérique du Nord où des compagnies pétrolières ont attaqué en justice le gouvernement Canadien qui avait la prétention d'interdire un additif polluant dans l'essence !
Les acquis sociaux, fruits des luttes revendicatives passées sont tournés en dérision et remis constamment en cause. Tout est prétexte maintenant pour s'opposer aux revendications, mettre en cause le droit de grève, dénigrer les mouvements sociaux (chômeurs, femmes, enseignants et parents d'élèves, sans logis, sans papiers) Dans la même logique, les militants syndicaux qui n'acceptent pas de voir passer les droits sociaux à la moulinette de l'ultra-libéralisme subissent la vindicte quotidienne de leurs employeurs (public ou privé) !
Le fascisme et l'exclusion ne seront jamais des solutions. Tous unis ne nous laissons pas faire.
Affirmons haut et fort que d'autres choix économiques et de sociétés sont possibles.
Le 1°' mai 1998, nous manifestons dans l'unité pour la justice, l'égalité, l'emploi, des revenus décents pour tous.

Texte unitaire : CGT, FSU, PAS, SUD, UNEF, UNFF ID,
et les associations du Collectif unitaire.