Depuis plus de 100 ans, le 1er mai est une journée
internationale de lutte pour la justice sociale. Il y a 30 ans, c'était
aussi mai 68 et ses avancées sociales importantes.
Mais, depuis 15 ans, c'est tout pour le fric de quelques-uns uns :
les boursiers, les spéculateurs en tout genre et autres grands patrons
s'enrichissent toujours plus de façon vertigineuse. Pour des millions
d'autres, c'est la misère et la précarité...
Dans l'Union Européenne : 18 millions de sans emplois, 50 millions
de personnes en dessous du seuil de pauvreté.
En France : 7 millions de sans emplois et de précaires, 5,5 millions
de personnes en dessous du seuil
de
pauvreté. Certains nous préparent des lendemains encore pires
!
Des "experts" internationaux des 29 pays les plus riches pré-parent
dans le plus grand secret un traité : l'AMI (Accord Multilatéral
sur l'Investissement), et d'autres le NTM (New Treaty Market entre l'Europe
et les USA)
Ces traités permettraient de faire sauter tous les verrous et les législations
des Etats susceptibles de contrarier les profits des investisseurs internationaux
tant dans le domaine social (35 heures, droit du travail) que dans les domaines
des marchés publics (libre choix d'entreprises locales), de l'environnement
ou de la culture.
Pire, ces traités autoriseraient ces investisseurs à se faire
indemniser par les Etats en cas d'entraves à leur recherche de profit
maximum. C'est déjà le cas en Amérique du Nord où
des compagnies pétrolières ont attaqué en justice le
gouvernement Canadien qui avait la prétention d'interdire un additif
polluant dans l'essence !
Les acquis sociaux, fruits des luttes revendicatives passées sont tournés
en dérision et remis constamment en cause. Tout est prétexte
maintenant pour s'opposer aux revendications, mettre en cause le droit de
grève, dénigrer les mouvements sociaux (chômeurs, femmes,
enseignants et parents d'élèves, sans logis, sans papiers) Dans
la même logique, les militants syndicaux qui n'acceptent pas de voir
passer les droits sociaux à la moulinette de l'ultra-libéralisme
subissent la vindicte quotidienne de leurs employeurs (public ou privé)
!
Le fascisme et l'exclusion ne seront jamais des solutions. Tous unis ne nous
laissons pas faire.
Affirmons haut et fort que d'autres choix économiques et de sociétés
sont possibles.
Le 1°' mai 1998, nous manifestons dans l'unité pour la justice,
l'égalité, l'emploi, des revenus décents pour tous.